08.11.2009
Le Schubert stupéfiant de la 9ème symphonie
J'adore la symphonie "la grande" de Schubert : on y entend le Schubert mélodieux, mais aussi le Beethoven des grandes arches du ciel, le Brahms joyeux marchant dans les vallées et les cotes de Hambourg, Dvorak et Smetana, tant de parfums. Une symphonie qui exige avant tout de connaître son Beethoven sur le bout des doigts. Ainsi on participera à l'aventure du Schubert des hautes cimes qu'admirèrent tant les romantiques et dont ils s'inspirèrent pour composer, je pense notamment à Schumann qui voyait dans le trio opus 100 "un phénomène du ciel irrité" (si c'est pas beau). Cette symphonie est à écouter dans le plus complet recueillement en pensant au ciel et à tout ce qu'il contient de beau.
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07.11.2009
Poésie
Je m'ajoute au fur et à mer
Pour que l'ajout soir un éther
Il est vrai que la glace fond
Et que s'occuper est raison
Mais cela est une explosion
Oui l'occupation-explosion
Savez-vous ce que c'est que c'est ?
C'est l'occupation-explosion
Je n'ai écrit que quelques notes
Tout comme les autres vivants
C'est l'occupation-explosion
Je n'ai pas fait grand-chose encore
Dit le petit mécanicien
Et le très bon prolétarien
Qui vit la chute de Berlin
Et de son mur qui était mûr
C'est l'occupation-explosion
Mais je n'ai encore rien peint
Dit le peintre ardent génie
Et le poète qui se trotte
Moi je vous dis ce que j'en pense
A savoir que ce n'est rien d'autre
Que l'occupation-explosion
Un air, des routes et un mur
Un chant, des chemins et un Maure
M'ont rencontré sur la grand-route
Où c'est qu'y avait des lueurs
Des lueurs de villes de nuits
Et pour une fois en ce temps
ça ne sentait pas la campagne
Alors au milieu de ce bruit
J'ai pris ma tête dans mes mains
Et écrit un octosyllabe
C'est un ami de longue date
Qui a mit du temps à venir
Enfin moi je dis un ami
Mais c'est plutôt un bon copain
Qui n'aime pas n'importe qui
Sauf si on veut lui rendre bien
Moi j'appelle toutes ces choses
Des occupations-explosions
Ah si oui permettez Madame !
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Poésie
ça c'est la meilleure mouche
C'est celle qui pend sur la louche
Et puis il y a la grande boucle
Celle qui fait ses gros lacets
Mais encore mieux la saucisse
De ce Détroit des Héspérides
Nous permettra tous les écarts
De veau, de crème de Byzance
Et de menu frottin qui mange
Comme un petit oiseau tout frêle
Qu'on ne regarde qu'un moment
Alors aux lucarnes très blanches
Qui font des doux octosyllabes
En s'ouvrant sur le vent d'azur
Et aux pirandellos de feu
Qui s'italianisent très vite
Ah Figaro seul répondra
Figaro ci Figaro là
En ut majeur de quatres flûtes
En livres saints de quatres rocks
Bretonnisant et mémorables
Adieux veaux, vaches et cochons !
Bonjour lapins, chevaux, lucioles !
Par vos regards on pourrait dire
Que le blasphème est un enfer
Mais il se trouve que fa mi
Est mon éternelle famille
Musique des hommes : entend
Musique des femmes : écoute
Musique des mondes : reçoit
Et vie de rocaille : émerge !
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